L’état social favorise et augmente la liberté.

 

Jean Jaurès

Histoire socialiste de la Révolution française (1924)

Avant la politique

Bruxelloise dans l’âme, je suis née le 22 juin 1978 à Uccle. Depuis ma plus tendre enfance, je me suis construite dans la relation à l’autre. J’ai développé une grande capacité d’écoute et par la suite souhaité mieux comprendre la réalité complexe que j’entrapercevais. Mon idée était d’accomplir une mission d’intérêt public en aidant les gens dans leur vie quotidienne. Dès le départ, j’ai donc opté pour un métier alliant à la fois les aspects techniques et relationnels : médecin généraliste. Il me fallait un métier qui m’immergeait au cœur des réalités vécues par le plus grand nombre. Dans cette optique, j’ai logiquement entamé des études de médecine à l’ULB. Et afin de mieux appréhender une dimension plus globale de la médecine, j’ai complété ma formation par un diplôme d’étude spécialisée en santé publique. A cette époque, ma vision sociétale se traduisait déjà au travers de mon engagement au sein d’une organisation étudiante très active sur les questions liées à l’enseignement supérieur.

Une fois lancée dans la vie active, je me suis tournée vers un modèle de pratique moderne basé sur une approche de santé décloisonnée et complète. Ce modèle, on le retrouve au sein des maisons médicales. Pendant près d’une dizaine d’années, j’ai ainsi exercé la médecine au sein de deux maisons médicales.

Convaincue des bienfaits du travail en équipe, j’ai d’ailleurs co-fondé l’une d’entre elles, à Ixelles. Quant au fonctionnement, mes collègues et moi travaillions dans une dynamique collective d’autogestion. Préoccupés par la problématique de l’accès aux soins médicaux, nous avions choisi le forfait à la capitation comme modèle de financement. Ce modèle repose sur un principe de solidarité entre les patients de la structure. C’est-à-dire que les moins malades permettent par leur adhésion en maison médicale que les besoins des plus malades soient rencontrés. Ce modèle sépare les actes de soin de la perception financière. Il fonctionne de façon à minimiser les contraintes financière pour les patients. Du coup, en tant que soignante, j’avais le loisir de concentrer davantage mon énergie à la prévention des maladies et de promotion de la santé.
Durant cette même période, je me suis également impliquée sur les questions relatives à l’amélioration de la pratique professionnelle au profit des patients. En 2005, cela m’a valu d’être nominée pour le titre de médecin généraliste de l’année, décerné par le magazine médical « Le Généraliste ».

Parallèlement à mon action sur le terrain, j’ai été sollicitée par l’ULB pour mener deux recherches sur les bases de données des mutuelles : l’une sur la comparaison en termes de qualité des soins entre le système forfaitaire et le système à l’acte en médecine générale en Belgique et l’autre sur l’utilisation des données des mutuelles en vue de la cartographie de Bruxelles en santé. De fil en aiguille, j’ai intégré le monde académique. En qualité de chargée d’enseignement, on m’a confié la charge de donner cours et partager mon expérience auprès des étudiants inscrits en santé publique de l’ULB.

Au final, si je dois dresser le bilan de cette expérience de médecin, j’en retire une grande richesse. Le bienfait de cette expérience réside dans le fait qu’elle m’a permis de mieux appréhender les conditions de vie des bruxellois et en particulier des plus démunis. Les nombreux cas difficiles et complexes tant sur le plan sanitaire que social m’ont interpellée. Ces situations ont souligné les limites de mon action de terrain. D’un autre côté, cette expérience a renforcé ma conscience citoyenne. Mue par celle-ci, j’ai souhaité agir à un niveau macro. C’est donc ce qui a guidé tant mon choix d’entrée en politique que celui de mon affiliation au Parti socialiste (PS).

Le bienfait de cette expérience réside dans le fait qu’elle m’a permis de mieux appréhender les conditions de vie des bruxellois et en particulier des plus démunis

Le bien-être de tous fera la richesse de notre société.

Mon parcours en politique

Mon adhésion au Parti Socialiste date de 2005. Dans premier temps, j’ai été chargée d’animer la section des Jeunes Socialistes de Schaerbeek. 5ème suppléante à la Région en 2009, 2300 votes se sont portés sur mon nom. En 2010, par le biais de la suppléance, j’ai eu l’honneur d’exercer pour la première fois un mandat de députée régionale bruxelloise. J’ai travaillé sur les questions sociales et médicales. Puis j’ai rejoint comme chef de cabinet Rachid Madrane alors secrétaire d’état en charge de l’urbanisme et de la propreté publique. Et au sein de la COCOF, il coiffait, cette fois, la casquette de ministre de la Formation Professionnelle, de l’action sociale, du sport, de la culture et des relations internationales. Le 25 mai 2014, les électeurs bruxellois m’ont accordé leur confiance. J’ai été élue députée bruxelloise PS avec 5083 voix de préférence, le meilleur score PS à la Région après celui des ministres sortants. Investie dans ma commune, j’ai également été élue conseillère communale à Schaerbeek. En tant mère deux enfants, je dois avouer que ce n’est pas toujours évident de mener toutes mes activités de front, mais j’ai la chance d’avoir à mes côtés un époux qui me soutient.

Mes thèmes

En tant députée régionale et conseillère communale, j’ai à cœur de travailler sur les thématiques qui représentent un enjeu majeur pour le bien-être des bruxellois à savoir : l’emploi, l’enseignement, la santé, le logement, le vivre ensemble et la petite enfance.

Quelques-unes de mes réalisations…

Conception et pilotage de la campagne de sensibilisation « Tous les enfants ont le droit de sourire ». Prévention sur l’hygiène bucco-dentaire et le rappel de la gratuité des soins de santé jusqu’à 18 ans à l’adresse des familles.
(Partenaires : Médecins du Monde, Fondation dentaire, Délégué Général aux Droits de l’Enfant).

Auditions de professionnels de la santé sur la réduction des risques relatifs à certains usages qui génèrent des addictions dans le cadre de la mise place d’une politique de santé publique ; ce travail parlementaire effectué en Commission santé a conduit à la rédaction d’une recommandation et suivie d’une proposition de résolution endossée par l’ensemble des groupes parlementaires tant de la majorité que de l’opposition.

Résolution adoptée sur la problématique des compteurs intelligents pour la protection des consommateurs bruxellois, à l’encontre des intérêts des lobbies de l’énergie ;

Mise en œuvre de la 6ème réforme de l’état avec le maintien des acquis sociaux des travailleurs de Bruxelles propreté.

Organisation de la mobilisation contre l’augmentation des tarifs de garderies schaerbeekoises qui a abouti au changement de la grille tarifaire.

 

Mes mandats

 

Niveau régional (législature 2014-2019)

Députée régionale au Parlement bruxellois

Membre de la commission développement territorial

Membre de la commission santé de la Commission communautaire commune (COCOM)

Parlement francophone bruxellois

Députée et Présidente du Groupe PS au Parlement francophone bruxellois (Commission communautaire française – COCOF)

Membre de la commission du budget et affaires générales et de la commission spéciale du budget (COCOF)

 

Communauté française (législature 2014-2019)

Députée au Parlement de la Fédération Wallonie –Bruxelles

Membre des commissions « Culture et enfance » et « enseignement supérieur et média »

Niveau communal (2012-2015)

Conseillère communale